God’s left eye

“Je mets en scène des limites géographiques, des lieux que l’histoire semble avoir touchée, désertée, puis abandonnée à leurs propres effacements, et réalise en quelque sorte, une archéologie de l’intangible.”

Michel Mazzoni

 

Anabase. Prints BW & Color, 142 x 180 cm on aluminium + frame
God’s Left Eye MM A 6. Phoenix airport 2009/2011
printed on photo rag mat, mounted on dibond 17 x 31 cm
GLE MM A 8. Terminal airport Las – Vegas 2009/2011
printed on photo rag mat, mounted on dibond 17 x 31 cm
GOD’S LEFT EYE est une exploration en altitude de «mondes invisibles», un voyage graphique, une cartographie de territoires sans cesse soumis aux transformations humaines et naturelles. Le devenir même de nos vies dans le Tout-monde.
GLE MM D6 I 8 along Mexican Border 2009/2011
printed on photo rag mat, mounted on dibond 14,7 x 26    cm
GLE MM ZI 4 Tonopah test range missile 2009/2011
printed on photo rag mat, mounted on dibond 16,6x31cm
ArtistBook édité à 400 exemplaires, 18,5 x 19,3 cm. 96 pages, 33 images noir et blanc
Textes : Michel De Certeau, Jean Baudrillard, JG Ballard, Gerges Perec
Postface : Frederic Collier

Editions Enigmatiques 75016 Paris

Gravity

“Déjà, l’érosion volontaire de la plate-forme de L’AUTODROME puis des pistes d’envol de L’AÉRODROME avait signalé ce projet d’exil, en attendant l’arasement des sites de lancement du COSMODROME “ Paul Virilio
Series of 14 photographs 12.2 x 16 cm, device viewfinder, white cardboard 1 cm. Aluminum frames 30 x 40 cm. Project artisbook edition
Weightlessness
Print 142 x 180 cm on aluminium + oak frame, or Ink-Jet Print on matt paper, dimensions according to the space

Les espaces, le temps et les hommes

Zones désertiques, steppes, montagnes s’opposent, sont des territoires hostiles à la présence de l’homme et le restitue à sa place : celle d’entité négligeable dans l’univers

« Deleuze les définissait comme des espaces lisses de pure connexion. Ce sont pour moi des panoramas zéro, proche de l’abstraction » Michel Mazzoni

L’une des interrogations posées par Michel Mazzoni, dans ces photographies, dans ces lieux, est donc la place de l’homme. Le photographe ne joue pas d’une dualité homme contre-nature, il reste sur un plan d’immanence. Dans nombre de ses photographies, sa trace reste présente, par indices, résidus ou par l’architecture… Elle est signifiée par l’entropie elle-même, se piste par abandons successifs de lieux autrefois fréquentés par la présence humaine. Lieux délaissés et livrés à l’épreuve du temps ? Le vecteur temps revêt une grande importance dans le travail de Michel Mazzoni. Il capte cette illusion de l’immuabilité des choses et en dévoile l’impermanence, d’où aussi nombres de photographies aux poses longues, tentatives de saisir cette impermanence, incommensurable…

Ces territoires, ingrats, abandonnés, le photographe n’en fait pas des « natures mortes », la présence même infime de l’humain vient toujours s’imprimer dans ses photographies. Pour lui, il y a une tentative de changer d’échelle, qu’elle soit temporelle, géologique ou encore architecturale… Ces procédures de changement impliquent un effort abstractif, une tentative de pas se placer à hauteur d’homme et à reconsidérer sa propre position de photographe. Le changement d’échelle implique soit d’envisager les choses du côté macroscopique ou microscopique. Quoi qu’il en soit, l’humain reste toujours une entité perdue dans le cosmos…

Pose B (extrait), Valéry Poulet août  2012

http://www.michelmazzoni.com/

http://www.michelmazzoniproject.blogspot.fr/

http://www.anyspace.be/

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