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Monthly Archives: April 2009

Patrick Faigenbaum

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Patrick Faigenbaum, Santulussurgiu, Editions Xavier Barral, 2008.

Santulussurgiu, petit village de Sardaigne de 2500 habitants, abrite le berceau familial d’Angéla Ledda, la compagne du photographe. De 1998 à 2008, Faigenbaum y capture des images qui illustrent précisément sa thématique : explorer la relation entre lieux et personnages dans le temps.

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Nuraghe de Santa Cristina. Paulilatino2008
Tirage en noir et blanc sur papier barytée chrorobromée satiné
91,5 x 117 cm/ 36 x 46 in.

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Peches, prunes et citron. Santulussurgiu, 2005 (1)
C-print 81 x 68 cm/ 32 x 26,7 in.

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Avant le depart de l ardia de San Lussorio. Santulussurgiu, aout 2007.
C-print 111,5 x 89,5 cm/ 44 x 35 in.

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Raisins et figues. Santulussurgiu. 2005
C-print 83 x 66,5 cm/ 32,6 x 26 in.

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Chataignes, grenades et pommes de pin. Santulussurgiu. 2006
C-print 65,5 x 82 cm/ 25,7 x 32 in.

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Remise à bois, Santulussurgiu. 2007
C-print 124,5 x 102 cm/ 49 x 40 in.

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Artichauts. Santulussurgiu, 2005
C-print 68 x 82 cm/ 26 x 32,2 in.

« On dit en français que le portraitiste campe ses personnages. Cela vaut pour la description littéraire comme pour le travail du peintre. L’expression désigne une énergie et une sûreté du trait. Elle contient également l’idée d’une interdépendance de la figure et du lieu. Elle induit une conception plastique (sculpturale) du corps dans l’espace. Faigenbaum campe ses personnages : il leur donne une place et une stature, un sol et un cadre stable.»
« La notion même de personnage évoque un récit, une histoire, un travail de la mémoire. Mais Faigenbaum ne raconte pas, il préfère suggérer ou, à la rigueur, produire une amorce de récit.»
Depuis sa série de portraits de familles italiennes, Patrick Faigenbaum travaille simultanément le noir et blanc et la couleur. Jean-François Chevrier l’explique : « L’alternance du noir et blanc et de la couleur signale la coexistence de deux mondes qui correspondent à deux époques, aujourd’hui simultanées. La couleur est venue après les portraits de famille(s), quand Faigenbaum a commencé à s’intéresser à l’actualité urbaine. Mais le noir et blanc, c’est-à-dire le gris, le jeu des valeurs, persiste. Il est le domaine et la source du clair-obscur, la condition de l’appréhension des corps dans le volume atmosphérique. Il donne à l’air ce poids de cendres qui favorise la modulation de la lumière et le modelé des formes. Plus abstrait que la couleur, il introduit discrètement le fantastique dans l’image vraisemblable, sinon véridique du quotidien.»

Extraits du texte de Jean-François Chevrier, « Patrick Faigenbaum Fotografias, 1973-2006, Centro de Arte Moderna José de Azeredo Perdigão – Fundação Calouste Gulbenkian, Lisbonne

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